Mesdames Nos Aïeules: dix siècles d’élégances

Mesdames Nos Aïeules: dix siècles d’élégances

Author:
Albert Robida
Author:
Albert Robida
Format:
epub
language:
French

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Author: Robida, Albert, 1848-1926
Costume — France — History
Mesdames Nos Aïeules: dix siècles d’élégances


Au lecteur



MESDAMES
Nos Aïeules


TOILETTE DE BAL, RESTAURATION.



I

BALLADE
DES MODES DU TEMPS JADIS

Du tout premier Vertugadin,
Celui qu’inventa Madame Eve
A celui qu’admirons soudain,
Que d’autres passant comme rêve!
Combien leur existence est brève!
Tu resplendis toujours pourtant,
O beauté changeante sans trêve,
Mais où sont les modes d’antan.
Où donc es-tu, riche bliaut
Armorié sur chaque maille,
Et le peliçon d’Isabeau?
Escoffion de haute taille
Pour qui l’on vit mainte chamaille,
Hennin qui charma Buridan?
Hélas, ce n’est plus qu’antiquaille…
Mais où sont les modes d’antan!
Où est la fraise de Margot,
Et le surcot doublé d’hermine,
Où sont les manches à gigot?
Habit cavalier d’héroïne
Que portait Reine ou baladine,
Large panier pompadourant,
Et toi-même aussi, crinoline…
Mais où sont les modes d’antan!

ENVO

Dame, il ne fut point de semaine
Depuis le temps d’Eve pourtant
Qui n’eût caprices par trentaine.
Mais où sont les modes d’antan!


La Couturière de l’impératrice Joséphine.

II

LES CARTONS DU PASSÉ

Le vieux neuf.—L’horloge de la mode.—Fouilles dans les cartons du passé.—Quelle est la plus jolie mode?—Mode et architecture.—Vêtements de pierres et vêtements d’étoffes.—La poupée costumée, journal des modes du moyen âge.
Il n’y a de nouveau dans ce monde que ce qui a suffisamment vieilli, a dit, non pas un grand philosophe mais une femme, la couturière de Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon Bonaparte, consul de la République française, lequel pensait de même, puisqu’il ressuscita l’Empire de Rome.
Et conformément à cet axiome profond, la couturière de Joséphine montait ou plutôt descendait chercher très loin dans le passé, chez mesdames les Grecques et les Romaines, les nouveautés élégantes vieilles de deux mille années, destinées à tourner la tête des salons et promenades de Paris, à charmer les Parisiennes et aussi les Parisiens, et à faire le tour du monde enfin, tout comme les pompons, les baïonnettes et les drapeaux des voltigeurs français de la même époque, qui furent des touristes forcenés.
—Vous demandez où sont les modes d’antan? m’a dit, répondant à ma ballade à la mode de François Villon, un autre philosophe paradoxal qui doit être un mari rendu légèrement grincheux par des notes de couturière, vous le demandez! mais elles sont sur les épaules des dames d’aujourd’hui, mon cher monsieur, comme elles le seront encore sur celles des dames de demain et d’après-demain! Vous ignorez donc que rien ne change, que tout le nouveau a été inventé il y a bel âge, vers les premiers temps où les dames ont commencé à s’habiller, c’est-à-dire que tout a été trouvé dans l’espace de quatre saisons, dans les premiers douze mois qui ont suivi la sortie de l’Eden.—C’est ce que je faisais observer encore hier à ma femme à propos de trois ou quatre costumes dont la soi-disant nouveauté l’avait frappée, et qu’elle allait se commander bien inutilement… Tout se porte, s’est porté et se portera! lui disais-je, alors pourquoi essayer de changer, pourquoi mettre de côté par pur caprice un ornement ou une toilette qu’on doit forcément reprendre…
—Oui, mais dans trois cents ans…
—Allez aux Champs-Elysées par un beau jour de soleil et dites-moi si vous n’avez point par moments des visions de la cour des Valois, devant certaines toilettes contemporaines, manches bouffantes Renaissance, collerettes Renaissance, étoffes à dessins Renaissance…

—Ou des illusions de Longchamps 1810 devant les robes Empire, les épaules bouffantes, le drapé des jupes, et les dessins, palmettes, grecques et autres ornements…
—Et les dames Louis XVI, ou moyen âge, ou Louis XV… Je déclare Monsieur, qu’une femme de n’importe quelle époque, des âges révolus, écoulés et enfoncés aussi loin que vous voudrez dans la nuit des temps, peut revenir et se montrer parmi nos contemporaines, et se trouver parfaitement à la mode, moyennant seulement quelques petites modifications à son costume antique… Oui, tenez, qu’Agnès Sorel ou Marguerite de Bourgogne daignent reparaître en costumes de leur temps et je leur changerai seulement leurs chapeaux, et l’on dira devant elles: «Jolie toilette de vernissage! Délicieux costume pour le Grand-Prix!»
—Arrêtez! n’exagérez-vous pas quelque peu, mon cher monsieur?

XVIe siècle.

—Aucunement. Je vous dis que des mérovingiennes ou même des dames de l’âge de pierre, avec quelques petits arrangements de toilette, n’étonneraient pas trop les femmes actuelles qui les prendraient tout simplement pour des mondaines excentriques… La mode d’aujourd’hui, Monsieur, ce sont les modes d’autrefois reprises et refondues par le goût de l’heure présente. L’aiguille de la mode tourne comme l’aiguille d’une pendule toujours dans le même cercle, mais plus capricieusement, en avant ou en arrière, en sautant, en virant, en faisant des bonds soudains, d’un côté ou de l’autre… Quelle heure est-il à l’horloge de la mode? Six heures du matin ou huit heures du soir, peut-être toutes les heures à la fois comme en ce moment… Mais n’importe, c’est toujours une heure charmante.
La plus jolie mode, il n’y a pas à en douter et tout le monde est d’accord là-dessus, c’est toujours celle du temps présent, et il y a pour cela une raison bien simple: les modes passées ne sont que des souvenirs décolorés, dès qu’elles ne sont plus portées, nous apercevons facilement leurs défauts et leurs ridicules, nos yeux, indulgents quand elles régnaient, sont devenus froids et sévères, tandis que, sans peine, la mode d’aujourd’hui triomphe… Ce qui charme et séduit tout le monde, ce que nous apercevons en elle, Monsieur, ce qui nous semble si ravissant, c’est le rayonnement de la grâce féminine, c’est la femme elle-même.—Non, jamais on ne s’est mieux habillé qu’aujourd’hui! A toutes les époques, pour toutes les modes, les femmes l’ont déclaré de bonne foi en se regardant dans leur miroir, et les hommes, juges quelquefois difficiles, l’ont pensé aussi.
Notre aïeule de l’âge de pierre vêtue de peaux de bêtes trouvait son costume très seyant et souriait un peu de sa grand’mère habillée d’un vertugadin de sauvage. Ses contemporaines, les farouches habitantes des cavernes, pensaient de même.
La plus jolie mode, c’est celle qui s’épanouit aujourd’hui; il n’y a eu pour s’inscrire en faux contre cette formelle allégation de tous les temps, il n’y a eu, à toutes les époques également, que les messieurs d’un certain âge, tout à fait d’un certain âge, les vétérans ayant dépassé la soixantaine. Ceux-ci ont toujours protesté par une autre allégation:
—Les modes d’aujourd’hui sont ridicules, disent-ils en chœur, on ne s’habille plus comme de notre temps! C’est alors,—en 1830,—ou en 1730, en 1630, en 1530, etc., en l’an 30—que les modes étaient gracieuses, seyantes, élégantes, distinguées, charmantes… ah, 1830!—ou 1730, 1630, 1530 ou l’an 30!—Quelle belle époque!
—Il nous la baille belle le chœur des sexagénaires! oui, quelle belle époque! parce que c’était l’heureux temps où ces messieurs étaient jeunes, où le soleil leur semblait plus chaud, n’est-ce pas? le printemps plus verdoyant et les modes plus belles! Mais il n’importe, malgré tout ce que diront les vétérans et ce que nous dirons nous-mêmes plus tard, l’axiome suivant sera toujours proclamé:
—Jamais on ne s’est mieux habillé qu’aujourd’hui!
Mais puisque rien ne passe tout à fait et que dans le cercle que parcourt l’aiguille au cadran de la mode les heures passées peuvent renaître, il suffit peut-être, pour connaître les modes de demain, d’étudier tout simplement celles d’hier.
Fouillons donc ce passé disparu et donnons-nous ce plaisir, qui ne va pas sans quelque mélancolie, d’évoquer les élégances et les beautés d’autrefois, les lointaines élégances ensevelies sous des siècles d’inventions et de nouveautés accumulées, délaissées et oubliées, et les élégances toutes récentes et non moins oubliées des bonnes grand’mamans actuelles, qui, dans leurs songeries au fond de leurs grands fauteuils, sont seules à se revoir en fermant les yeux, brunes ou blondes, pimpantes et légères, dans les atours de leur bel âge… Chères grand’mamans!

Grande toilette. XVe siècle.

Mais ce passé qui nous semble si lointain l’est-il tant que cela? Les grand’mères de nos grand’mères sont nées sous Louis XV au temps de la poudre et des falbalas.

Sept ou huit grand’mères additionnées, si nous osons nous permettre cette opération, nous conduisent au temps d’Agnès Sorel et des dames à grands hennins. C’était hier. Vous le voyez bien!
Un point qu’il faut établir d’abord, c’est que l’art de la toilette et l’art de construire sont de très proche parenté. Mode et architecture sont sœurs, mais la mode est peut-être bien l’aînée.
La maison est un vêtement, un habillement de pierre ou de bois que nous passons par-dessus l’habillement de toile, de laine, de velours ou de soie, pour nous protéger mieux contre les intempéries des saisons; c’est un second vêtement qui doit se plier à la forme du premier, à moins que ce ne soit le premier qui s’adapte aux nécessités du second.
En tout cas, sans remonter plus haut que le déluge, est-ce que les robes historiées et armoriées, les costumes tailladés et déchiquetés du moyen âge, ne sont pas de l’architecture gothique et de la plus flamboyante, de même que les modes plus simples et plus rudes de l’époque précédente tiennent du rude et sévère style roman.
Quand la pierre se découpe, se tord, flamboie presque en magnifiques efflorescences sculptées, l’étoffe plus souple se découpe, se tord et flamboie aussi. Les hautes coiffures que nous qualifions d’extravagantes, ce sont les toits effilés des tourelles qui montent partout vers le ciel. Tout est multicolore, les gens d’alors aiment les couleurs gaies, toute la gamme des jaunes, des rouges, des verts est employée.
Plus tard le costume se met plus au large en même temps que l’architecture. C’est la Renaissance et ses modes plus amples et plus molles; on cherche du nouveau dans le vieux, l’Italie influe sur les toilettes comme sur les édifices, il n’est pas jusqu’aux armures de guerre ou de parade des princes, aux vêtements de fer des riches seigneurs, qui ne recherchent quelques formes antiques et ne se couvrent de rinceaux, ou d’ornements à la romaine.
La sévérité, nous pouvons dire la maussaderie des modes de la fin du XVIe siècle, ne se retrouve-t-elle pas dans les édifices d’une époque assombrie par tant de troubles?

Renaissance.

L’énormément ennuyeux et somptueux palais de Versailles, les grands hôtels solennels d’une architecture pleine de morgue, ce sont bien vraiment les couvercles qui convenaient aux énormes et solennelles perruques du grand Roi, aux corsages guindés et empesés, aux raides cornettes de madame de Maintenon. Et le XVIIIe siècle après l’ennuyeuse fin du XVIIe?

NOBLE DAME, FIN DU XIVe SIÈCLE.

L’architecture et la toilette mettent de côté, en même temps, le pompeux et le solennel; toilette rococo, architecture à falbalas, c’est tout un.

Sous le Grand Roi.

Plus tard, les gens de la Révolution et de l’Empire se costumant à la grecque et à la romaine, édifices et maisons font de même. Puis les modes et les édifices sont absolument sans style et de toute banalité de 1840 à 1860, époque de transition et d’attente.
De nos jours enfin, époque de recherches et de fouilles archéologiques, d’essais et de reconstitutions, temps d’érudition plus que d’imagination et de création, nous voyons la mode et l’architecture, marchant toujours de conserve, fouiller ensemble dans les cartons du passé, essayer également l’un après l’autre tous les styles, s’éprendre successivement de toutes les époques, en adopter les formes pour les rejeter vite l’une après l’autre… Soyons donc de notre temps et plongeons nous aussi dans les cartons du passé à la recherche des jolies choses et des originalités de jadis.
Au delà d’une certaine époque, les documents certains n’abondent pas et nous devons nous contenter de suppositions. Qui nous dira vraiment ce qu’étaient le costume et la mode, et par cela l’aspect de la vie, aux temps mérovingiens et carlovingiens, lorsque:

Quatre bœufs attelés, d’un pas tranquille et lent,
Promenaient dans Paris le monarque indolent.

Qui nous dépeindra les élégances de ces époques nébuleuses? car, en dépit de la rudesse et de la barbarie, il devait s’en trouver tout de même, puisqu’en maints passages de leurs écrits, déjà les vieux chroniqueurs, évêques ou moines, fulminent contre le luxe effréné des femmes.

Sous Louis XV.

Qui nous dépeindra les contemporaines de Charlemagne et nous renseignera un peu sur les élégances du Xe siècle? Quelques statues peut-être, parvenues jusqu’à nous plus ou moins écornées, seront nos seuls documents; nous devrons nous en contenter et les rapprocher des vagues renseignements contenus dans les barbares illustrations des manuscrits d’alors, encore si éloignées des magnifiques miniatures que les enlumineurs du moyen âge prodigueront plus tard.
Le premier journal de modes, c’est donc pour nous quelque portail de cathédrale ou quelque statue tombale échappée par miracle aux ravages du temps et au marteau des iconoclastes huguenots ou sans-culottes.
Plus tard, les miniatures, les vitraux, les tapisseries nous apporteront des renseignements plus complets et plus certains, des figures bien plus précises; le document abondera.
D’ailleurs, dès le XIVe siècle, le vrai journal de modes existe; il n’a pas encore adopté la forme gazette que nous lui connaissons depuis cent ans seulement, mais c’est le journal de modes tout de même, le renseignement voyageant sous la forme de poupées qui portent des modèles de costumes d’un pays à un autre, de Paris surtout.
Car Paris tenait déjà le sceptre et gouvernait la mode, non pas, il est vrai, comme aujourd’hui, d’un pôle à l’autre, des confins de l’Amérique glaciale à l’Australie, vouée encore aux petits os passés dans les narines pour toute coquetterie, il y a cinquante ans à peine, de la cour des Radjahs d’Asie au sérail du Grand Turc et au palais de S. M. l’impératrice du Nippon fleuri.
Au moyen âge, des grandes dames, en notre cher petit coin d’Europe, s’envoyaient de petites poupées habillées à la dernière mode du jour par des coupeurs de robes, des couturières ou des couturiers dont le nom n’est point passé à la postérité.
Dans son château lointain, perdu dans les landes bretonnes ou perché sur quelque roc des bords du Rhin, la duchesse ou la margrave avait ainsi dans les grandes occasions, communication plus ou moins rapide des élégances à la mode dans les grands centres de luxe comme la cour de Paris ou la cour de Bourgogne, rivales en faste et en éblouissements, et dont les comptes remis au jour nous révèlent les grandes dépenses avec tous les détails de ces somptuosités dont les contemporains étaient éblouis et que tous les chroniqueurs ont rapportées.
Certaines villes importantes recevaient aussi de la même façon les décrets de la mode, puisque nous voyons, pendant des siècles, Venise, autre centre d’arts somptuaires, trait d’union entre le négoce de l’Orient et le luxe de l’Occident, recevoir chaque année une poupée parisienne. Dans la ville des doges, c’était un usage immémorial d’exposer, le jour de l’Ascension, sous les arcades de la Merceria, au bout de la place Saint-Marc, la toilette de l’année, cette image d’une parisienne à la dernière mode, pour l’édification des nobles vénitiennes qui se portaient en foule à l’exhibition.

Sous Louis XII.


L’Escoffion.

III

MOYEN AGE

Les Gauloises teintes et tatouées.—Premiers corsets et premières fausses-nattes.—Premiers édits somptuaires.—Influence byzantine.—Bliauds, surcots, cottes hardies.—Les robes historiées et armoriées.—Les ordonnances de Philippe le Bel.—Hennins et Escoffions.—La croisade de frère Thomas Connecte contre les Hennins.—La dame de Beauté.
Il faut avoir le courage de l’avouer, ici même, dans ce Parisis qui porte et fait triompher partout l’étendard de l’élégance, les aïeules de Mesdames les Parisiennes, il y a quelque deux mille ans, se promenaient un peu attifées à la mode des élégantes Néo-Zélandaises d’aujourd’hui, dans la grande et sombre forêt qui des bords de la Seine remontait aux rives de l’Oise et s’en allait toucher aux Ardennes en un vaste et inextricable bois de Boulogne.
Ces Gauloises, belles et rudes, allant épaules découvertes et bras nus, étaient peinturlurées et probablement tatouées; dans tous les cas il est certain qu’elles se teignaient les cheveux.
Les nombreux bijoux parvenus jusqu’à nous, fibules, torques ou colliers, bracelets, agrafes en bronze et quelquefois en argent ou en or, témoignent que ces demi-sauvagesses primitives connaissaient un certain luxe. Tous ces objets présentent dans leur style une grande analogie avec le style d’ornementation qui s’est perpétué jusqu’à nos jours dans la Bretagne actuelle.
La vieille Gaule barbare devenue la Gaule romaine, les Gauloises se montrèrent vite, à l’imitation des Romaines, très raffinées en civilisation et en luxe. Le corset, mesdames, date de cette époque, corselet d’étoffe moulant le corps plutôt qu’instrument de torture violentant les lignes.
Le goût primitif pour la peinture éclatante ne se perdit pas tout à fait, la teinture devint du simple fard; déjà les essences pour entretenir la fraîcheur du visage étaient inventées et aussi les fausses nattes. Ces tresses d’un blond ardent,—couleur dès longtemps à la mode, on le voit,—étaient achetées aux paysannes de la Germanie, aux Gretchens du temps d’Arminius.
Un retour à la barbarie et à la simplicité suivit les invasions de ces Francs, dont les femmes, rudes gaillardes, étaient vêtues pour tout luxe d’une simple chemise à bandes de pourpre.
Les modes romaines, mélangées aux modes gauloises et franques, les modes mérovingiennes, dont quelques statues raides et hiératiques peuvent nous donner l’idée, se transformèrent peu à peu.

Au milieu de sa cour, parmi les femmes de ses ducs et de ses comtes, qui montraient le goût le plus effréné pour la parure, les étoffes somptueuses et les bijoux, le grand Empereur à la barbe fleurie, Charlemagne, affectait pour lui-même au contraire, une grande simplicité de vêtements, comme d’autres grands empereurs ou rois, Frédéric II et Napoléon. Choqué par le déploiement de faste des femmes de sa famille, Charlemagne dut édicter les premières lois somptuaires, lesquelles ne fure

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