Entre Nous: Lectures françaises à l’usage des écoles primaires – I

Entre Nous: Lectures françaises à l’usage des écoles primaires – I

Author:
Lucie Vos
Author:
Lucie Vos
Format:
epub
language:
French

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Author: Ligthart, Jan, 1859-1916
French language — Readers
Entre Nous: Lectures françaises à l’usage des écoles primaires – I


Au lecteur

ENTRE NOUS.

LECTURES FRANÇAISES À L’USAGE DES ÉCOLES PRIMAIRES.
PAR
LUCIE VOS,
PROFESSEUR à L’ÉCOLE SECONDAIRE DE LA HAYE.
AVEC LA COLLABORATION DE JAN LIGTHART ET DE H. SCHEEPSTRA.
ILLUSTRATIONS DE J. BERHA. BOKHORST.
PREMIÈRE PARTIE.—DEUXIÈME ÉDITION.


J. B. WOLTERS—GRONINGUE—1906.


Imprimerie J.-B. Wolters.


PRÉFACE.

Inspirée par les si jolis ouvrages „Nog bij Moeder”, „Dicht bij Huis” et „De Wereld in” nous avons voulu composer dans le même genre des livres de lecture destinés à l’enseignement du français.
Sollicités par nous, MM. Ligthart et Scheepstra ont bien voulu nous prêter leur gracieux concours et c’est ainsi qu’est née la série de récits intitulée „Entre nous”, série dont nous présentons aujourd’hui la première partie à ceux de nos collègues qui enseignent le français.
Nous nous sommes proposé de mettre les élèves pour ainsi dire tout de suite en plein français. Ils rencontreront ainsi forcément quelques difficultés au début, mais
1o. nous supposons qu’ils savent déjà un certain nombre de mots et, dans ses grandes lignes, la conjugaison des verbes,
2o. nous donnons la traduction d’un grand nombre de termes et d’expressions.
Lors de la lecture d’un ouvrage hollandais, les élèves arrivent bientôt à savoir par cœur des fragments entiers. Ce qui est alors un inconvénient, serait un avantage pour le présent volume. Nous voudrions même recommander aux professeurs de répéter souvent les chapitres, pour que les expressions deviennent vraiment la propriété de leurs élèves. Comme on le verra nous avons aussi répété souvent les mêmes expressions dans le cours du livre. En outre nous avons intercalé dans le texte plusieurs poésies empruntées à des recueils de chants français, poésies que les élèves pourront retenir avec la plus grande facilité.
Ces livres répondront ainsi à deux buts: enrichir le vocabulaire des enfants et les aider à se servir des expressions qu’ils possèdent déjà.

La Haye, novembre 1904. LUCIE VOS.

Nous avons remis dans cette partie les traits d’union, parce qu’en France on les trouve dans la plupart des livres, malgré l’édit de tolérance.

La Haye, mars 1906. LUCIE VOS.

INDEX.

Chap.   Page.
I. Deux Parents et Deux Enfants 7
II. Papa se fâche 8
III. Voilà ce que c’est! 9
IV. Marie couche le petit blessé 10
V. Voilà le Docteur 10
VI. Le Docteur part 12
VII. Jean va à la cuisine 12
VIII. Paul est guéri, mais comment? 14
IX. Une visite 16
X. Est-ce Paul qui chante? 18
XI. Le vrai père et la vraie mère 19
XII. Papa n’a pas besoin de chanter 20
XIII. Toute seule! 21
XIV. Son premier jour de classe 23
XV. Un bon et un mauvais écolier 25
XVI. La Chanson du petit Pierre 27
XVII. Quel vent désagréable! 29
XVIII. Quel vent délicieux! 32
XIX. Les Saisons 33
XX. Encore une petite fille 35
XXI. Ninette 37
XXII. Ninette partie 39
XXIII. Marie regarde par la fenêtre 40
XXIV. Marie sort 42
XXV. Il nous faut travailler tous 43
XXVI. Le plus petit, le plus sage 46
XXVII. Le Petit Poucet (suite) 47
XXVIII. Le Petit Poucet (fin) 50
XXIX. La Neige 51
XXX. Les Moineaux 53
XXXI. Quatre fois deux font sept 55
XXXII. Le Thé 58
XXXIII. Dans la Neige 61
XXXIV. Sur la Glace 64
XXXV. Il fait bien froid 66
XXXVI. Voici le Printemps! 68
XXXVII. Fleurs de Printemps 69
XXXVIII. Ce méchant Paul 72
XXXIX. A l’Ecole? ou chez nous? 74
XL. La Sortie de l’Ecole 77
Mots et Expressions 81

I.

Marie. «Je suis Marie.
Jean. —Et je suis Jean.
M. —Il est papa.
J. —Elle est maman.
M. —Paul et Alice
Sont nos enfants.
J. —Le petit garçon
Est très méchant!
M. —Il est gourmand!
Mais notre fille,
La petite Alice,
Est très gentille!»

II. Papa se fâche.

Le méchant petit Paul est monté sur la table, sa main est dans le sucrier, et prend du sucre.
Papa lit son livre, maman regarde Paul.

«O Papa, dit Marie, regarde ce méchant garçon. Il faut le gronder!»
Jean ferme son livre, se lève et s’approche du petit gourmand.
«Paul, viens ici!»
Mais Paul ne vient pas. Papa dit encore une fois: «Viens ici, Paul!»
Mais la main du petit gourmand reste dans le sucrier.
Alors papa se fâche et donne une tape au petit Paul.


III. Voilà ce que c’est!

Oui, voilà ce que c’est! Papa s’est fâché, il a donné une tape au petit gourmand. Alors, celui-ci est tombé par terre et il s’est cassé le bras.
«O Papa, dit Marie, veux-tu, s’il te plaît, aller chez le docteur? Regarde, le bras est cassé. Le pauvre petit a bien mal!
—Oui, maman, dit Jean, je vais tout de suite chercher le docteur!»
Alors, petit Jean ouvre la porte de la chambre et va dans le corridor.


IV. Marie couche le petit blessé.

Jean est sorti de la chambre. Il est allé chercher le docteur.
Marie prend son petit garçon et le couche dans le lit. Elle le borde bien et lui parle.
«Oh! oh! as-tu bien mal, pauvre petit? Pourquoi es-tu donc gourmand? Pourquoi montes-tu sur la table et manges-tu du sucre? Voilà ce que c’est! Maintenant tu as bien mal. Mais, allons, ne pleure pas. Le médecin viendra tout à l’heure. Il te guérira. Sois sage et ne pleure pas. Pauvre, pauvre petit!»


V. Voilà le Docteur.

«Bonjour, Madame. Où est le malade?
—Bonjour, Docteur. Oh! que je suis contente de vous voir. Notre Paul est bien malade. Il s’est cassé le bras. Je l’ai couché dans son petit lit. Il crie, tant il a mal.
—Ah! ah! comment est arrivé cet accident?
—Oui, docteur, il était méchant. Il était monté sur la table pour manger du sucre. Alors, papa s’est fâché.

Il lui a donné une tape et Paul est tombé par terre.
—Et où est son bras?
—Le voici, docteur. Le bras est encore entier et Paul n’est pas mort. Ils vivent tous les deux, Paul et son bras. Pouvez-vous remettre le bras?
—Oui, oui, ça ira bien! Je guérirai ce petit garçon.»


VI. Le Docteur part.

Marie s’approche du petit lit. Elle sort Paul du lit. Elle l’embrasse, puis elle le passe au docteur.
«Voici mon cher petit garçon, docteur. Guérissez-le bien vite, s’il vous plaît.
—Mais donnez-moi aussi le bras, Madame. Je le remettrai et je vous rapporterai le cher petit, guéri.
—Oh oui, c’est ça docteur, je serai si heureuse!»
Elle embrasse encore son petit Paul. Puis le docteur part, en portant le blessé sur le bras droit et en tenant le bras cassé de la main gauche.
«Au revoir, Madame, à bientôt!
—Au revoir, Monsieur le Docteur, et merci!»


VII. Jean va à la cuisine.

Jean va à la cuisine. Il a mis le chapeau de son Papa.
Rose, la bonne, est en train de peler des pommes.
«Tiens, tiens, dit-elle, quel est ce monsieur qui entre dans ma cuisine?
—Je suis le docteur, dit Jean.
—Ah! ah! vous êtes le docteur? Et monsieur le docteur vient peut-être chercher une pomme?
—Non, Rose, je ne viens pas chercher une pomme, mais un bout de ficelle.
—Un bout de ficelle, pourquoi faire?
—Pour réparer Paul.
—Tiens, Paul s’est donc cassé le bras? Est-il tombé?
—Oui, Rose, il est tombé de la table. Je suis le docteur et je le guérirai, ce pauvre petit blessé. Mais c’est bien difficile. Avez-vous un bout de ficelle?»

Rose cherche dans le tiroir de la table et trouve une ficelle.
«Voilà une jolie ficelle, Monsieur le docteur, dit-elle.
—Merci beaucoup, Rose!
—Et voilà aussi une belle pomme pour le petit malade.
—Oh merci! mais il est trop malade pour manger des pommes. Je la mangerai avec Marie.»
Jean met la pomme dans sa poche. Il prend la ficelle et l’attache autour du poignet de Paul, puis autour de son corps. Maintenant le bras est attaché au corps. Le médecin et le malade retournent chez la maman.
«Au revoir, et merci, Rose!
—Au revoir, Monsieur le Docteur, bien des choses à Madame.»


VIII. Paul est guéri, mais comment?

Jean rentre dans la chambre.
«Ah! bonjour, Monsieur le Docteur, dit la maman. Mon cher petit garçon est-il guéri?
—Oui, Madame, Paul est tout à fait guéri.
—Oh! quel bonheur! crie Marie.
Viens, mon petit Paul!»
Mais quand elle voit le bras, Marie devient toute triste.
«O Monsieur le Docteur, dit-elle, le bras de Paul est retourné. La main tient à l’épaule. Paul ne peut plus se servir de sa main.
—Oh! ça ne fait rien, Madame, dit le docteur. Maintenant Paul ne pourra plus mettre la main dans le sucrier. Voilà ce que c’est, petit gourmand, dit-il à Paul, mais regarde, ta pauvre maman est toute triste; tiens, elle pleure! embrasse-la.»
Mais Paul n’embrasse pas sa maman.
—Oui, Docteur, dit la maman, je pleure. Paul ne peut plus prendre de sucre, c’est vrai, mais comment fera-t-il pour travailler plus tard?
—Ah Madame, ne pleurez pas. Paul sera chanteur plus tard, alors il n’aura pas besoin de son bras.

—Tiens, c’est vrai, Docteur. Que je suis contente! ça ira très bien. Le petit Paul sera donc chanteur.
—Allons, au revoir, Madame.
—Adieu, Monsieur le Docteur, et merci, merci beaucoup!»


IX. Une visite.

Jean, le docteur, va partir, mais la porte s’ouvre et deux enfants entrent dans la chambre. L’aîné est un petit garçon de dix ans. Il s’appelle Louis. L’autre, c’est Henriette, une petite fille de huit ans, je pense. Ils sont frère et sœur et Marie et Jean sont leur cousine et leur cousin.
«Bonjour, dit Louis en entrant dans la chambre.
—Bonjour, dit aussi Henriette, à quoi jouez-vous donc?
—Nous jouons au docteur, dit Jean. Moi, je suis le docteur et j’ai guéri le bras de Paul.
—Oui, ajoute Marie, mais il l’a mal remis.
—Ça ne fait rien, s’écrie Jean. Maintenant Paul sera chanteur.»
Louis et Henriette se mettent à rire en voyant Paul. Puis Louis prend le petit chanteur et dit:
«Allons, il va nous chanter une jolie chanson!» Il pose le petit Paul sur une chaise, le dos appuyé au dossier.
«Que voulez-vous chanter, monsieur le chanteur?»
Paul ne répond pas.
«Que savez-vous chanter?»
Paul ne répond toujours pas.
«Nous l’aiderons un peu,» dit alors Louis; et il se met à chanter une petite chanson.


Et Marie croit vraiment que c’est son petit garçon qui chante.


X. Est-ce Paul qui chante?

Louis se met à chanter. Bientôt Henriette chante aussi, ainsi que Jean, notre petit docteur.
Et Marie? Elle croit toujours que c’est Paul qui chante et elle en est très contente. Pourtant elle se met aussi à chanter le second couplet, car elle connaît la chanson.
Et qu’est-ce que Paul chante donc? Ecoutez ces quatre petites voix et alors vous le saurez.
COCORICO.

Ecouter Partition

Les coqs toujours à voix pleine,
Vont chantant Cocorico,
Ayant picoté leur graine,
Ils chantent cocorico!
Ayant bu à la fontaine,
Ils chantent cocorico.

Le beau soleil luit à peine,
Leur voix dit: cocorico!
S’il va pleuvoir dans la plaine,
Leur voix dit: cocorico!
Enfin, toute la semaine,
Toujours, c’est: cocorico!


XI. Le vrai père et la vraie mère.


Dans la chambre d’à côté, sont assis les parents de Jean et de Marie. Ils prennent une tasse de thé. Le père lit le journal et la mère écrit une lettre. Maman pose son porteplume et demande: «Veux-tu encore une tasse de thé, papa?—Oui, répond papa, mais sans sucre, s’il te plaît, et très peu de lait!—Veux-tu encore un petit-four?—Non! merci, car j’ai un peu mal aux dents.»
Maman verse alors une tasse de thé et papa lit son journal en fumant un cigare.
«Comme les enfants font du bruit! dit papa, qu’est-ce qu’il y a donc?
—Louis et Henriette sont avec eux. Ils jouent à l’école, je pense. Mais ils chantent si fort. Allons voir un peu ce qu’ils font!»
Papa et maman se lèvent pour aller voir les enfants. Mais la porte est fermée. Ils s’arrêtent et écoutent.
Maintenant ils entendent le joli chant. Papa oublie qu’il a mal aux dents: le chant est si gai!
Il ouvre doucement la porte et que voit-il? Il voit quatre enfants qui chantent et une poupée qui ne dit rien.
Mais quand les parents entrent, les enfants aussi s’arrêtent de chanter. Tous les cinq ne disent plus rien maintenant.


XII. Papa n’a pas besoin de chanter.

«Qu’est-ce qu’il y a donc?» demande papa.
Les quatre enfants éclatent de rire.
«Eh bien! demande maman, que faites-vous? Jouez-vous à l’école?
—Oh non, maman, dit Marie, Paul chante.
—Paul, demande papa, qui est-ce?
—C’est la poupée de Marie, répond maman.
—Non! s’écrie Marie, c’est mon fils et il s’est cassé le bras. Jean l’a mal remis, et maintenant il faut que Paul chante.
—Il faut qu’il chante parce que son bras est mal remis? Je n’y comprends rien, dit papa.»
Maintenant Jean raconte toute l’histoire.
«Ah! ah! je comprends, dit papa. En voilà un beau docteur!
—Mais c’était si difficile! dit Jean. La ficelle glissait tout le temps. Alors j’ai mis la ficelle autour du poignet, j’ai retourné le bras et je l’ai attaché à l’épaule.
—Tiens, tiens, tu es un drôle de docteur. Je ne te demanderai pas de m’arracher ma dent. Tu m’arracherais peut-être la langue au lieu de la dent.
—Oh! s’écrie Marie, ça ne fait rien, petit père, car tu n’as pas besoin de chanter comme Paul.»


XIII. Toute seule!

Quinze jours après, Marie était toute seule dans la chambre avec ses deux poupées. Mais où était donc Jean? Jean était allé pour la première fois à l’école. Marie en était très triste. Elle se sentait si seule! Jean savait si bien jouer au père, au docteur, au cocher ou au cheval. Et voilà qu’il était parti! Qui serait maintenant père, ou docteur, ou cocher, ou cheval?


Paul, le chanteur, était assis dans sa petite chaise, mais il ne chantait pas. Etait-il triste aussi parce que Jean n’était pas là?
Marie le sortit de sa chaise et le prit par la main: elle allait se promener un peu avec lui. Elle prit Alice par l’autre main.
Alice était toujours sage: elle ne mangeait pas de sucre, elle ne se cassait pas le bras, elle n’avait pas besoin du docteur, elle était très gentille.
Mais où va Marie? Elle va conduire Paul à l’école. Il sera chanteur, c’est vrai, mais il faut qu’il apprenne à lire, à écrire et à calculer.
Elle sonne au bouton de la porte, puis elle dit:
«Bonjour, Monsieur, je viens conduire Paul à l’école. Voulez-vous le recevoir?
—Oui, Madame, dit la même petite voix, mais d’un ton plus bas.
—Le voici, Monsieur. Il faut qu’il devienne chanteur. Mais il faut aussi qu’il apprenne quelque chose. Voulez-vous lui donner des leçons?
—Oui, Madame.
—Voulez-vous lui apprendre à lire?
—Oui, Madame.
—Et à écrire?
—Oui, Madame.
—Et à calculer?
—Oui, Madame.
—Alors, je m’en vais. Au revoir, Monsieur! Au revoir, Paul!»
Elle pose Paul par terre dans un coin et elle s’en va avec Alice.
Maintenant elle est encore plus seule. Pauvre petite!


XIV. Son premier jour de classe.

Aujourd’hui, notre docteur de six ans est allé pour la première fois à l’école. Il a suspendu son capuchon et son béret au portemanteau. Et maintenant il est assis dans son banc et il ne dit rien.
Il y a encore d’autres nouveaux. Il y en a trente dans la classe et tous ont l’air un peu timides.
«Quel âge avez-vous? demande le maître en regardant Jean.
—J’ai six ans, Monsieur.
—Et comment vous appelez-vous?
—Je m’appe

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